Un chemin initiatique plein de drôlerie et de sortilèges, une histoire qui mélange joyeusement les grandes figures du conte traditionnel et des questionnements bien d’aujourd’hui…

Enfant, j’ai écouté La forêt des heures de Jacques Coutureau… j’ai aimé cette histoire pour tout ce qu’elle me racontait, et tout ce qu’elle me faisait imaginer au-delà des mots ! Me voici adulte, conteuse depuis presque 20 ans… Brusquement, je me suis rendue compte que cette histoire ne m’avait pas quittée, posée comme un oreiller de plume dans mon imaginaire. Alors je me suis retournée sur le chemin de mon enfance ! Cette histoire, c’est une pépite d’enfance que rien ne peut éroder… Alors je me suis dit qu’à mon tour j’étais obligée de la raconter ! »
Lucie Catsu

Jean Métégnier plante un décor musical qui oscille entre bois et métal. Des relèves de douglas à la verticale plantent le décor comme une forêt vivante… Leurs veines à nu racontent l’histoire du temps qui a passé, du temps perdu et du temps retrouvé ! Des mécanismes d’horloge se mettent à tourner ici et là… Les timbres carillonnent et les cloches sonnent des heures qui n’existent pas. Tout naturellement le violoncelle entre en résonance avec tout cela, lyrique ou rock, la voix de l’instrument s’installe comme une deuxième parole. Parfois le violoncelle se tait pour laisser chanter un instrument qui a toute sa place dans cette forêt : une scie musicale… Son chant est étrange, envoûtant, il ensorcelle, il conduit sur des chemins, vibrants, parfois même dissonants. La scie musicale est un instrument qui oscille continuellement entre rêve et réalité, comme l’histoire qui est racontée.

  • Ce spectacle peut-être associé à La pie qui ditLes deux spectacles peuvent être joués dans un même lieu lors d’une même journée..

 


 


Réalisation © Morgane Defaix

Conte musical à partir de 3 ans
Durée : 45 mn

D’après un conte original de Jacques Coutureau
Avec Lucie Catsu (conte et chant) et Jean Métégnier (violoncelle et scie musicale)
Regard extérieur : Estelle Coquin et Stella Cohen Hadria 
Scénographie : Jean Métégnier
Lumières : Emma Atkinson

 


 

Presse

Dans son décor onirique et graphique, plein de tic-tac et de sonneries d’horloges, Lucie Catsu évolue, gracieuse et habitée par ce mystérieux conte émergeant de son enfance. Dans cette forêt particulière où les sons envoûtants de l’archet de Jean Métégnier frôlant les cordes de son violoncelle ou de sa scie musicale remplacent les bruissements de feuilles, la conteuse entraîne les spectateurs dans une spirale temporelle. Elle campe avec talent de nombreux personnages, le bûcheron et ses enfants, deux garçons et une petite fille, une sorcière qui a figure de renard et de pie et tout un bal de monstres frétillants ! La forêt des heures est l’objet de bien des fantasmes et il ne fait pas bon y pénétrer ! Les grands-mères, d’une génération à l’autre découragent les plus hardis, à grand renfort de monstre et de croquemitaines. Et, si ces créatures sont imaginées armées de crocs et de griffes par les garçons, la petite fille imagine un monstre beaucoup plus… succulent. Et chacun devra un jour ou l’autre affronter sa propre vision ! Le conte, à ressorts, bien sûr, est à la fois magique, poétique, fantastique. Ce que l’on aimerait y entrer de nouveau, dans cette « Forêt des heures » de Jacques Coutureau !
La Montagne, 16 mars 2019.


 

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Photos © Ernesto Timor